AgI et climat

Quels sont les effets des ensemencements sur les précipitations ?

Si l’ensemencement diminue le diamètre des grêlons, il augmente également, l’efficacité avec laquelle les gouttelettes des nuages se transforment en pluie. Dans certaines situations faciles à prévoir (orages stationnaires) ou lorsque de très fortes précipitations sont prévues, l’ANELFA recommande alors de suspendre les opérations d’ensemencement.

La prévention de la grêle peut elle entraîner la sécheresse ?

Il n’y a aucune preuve scientifique que l’ensemencement des orages provoque la sécheresse alors qu’au contraire, de nombreuses études, en particulier des simulations numériques, suggèrent une augmentation des précipitations de l’ordre de 10% sous les orages traités. Dans le cadre de l’Anelfa, les études portant sur les précipitations dans les zones équipées de générateurs démontrent qu’il n’y a pas de modification du régime global des précipitations sur la zone.

En admettant que les orages traités produisent 10% de plus de pluie, cela peut-il avoir un effet négatif en dehors de la zone ?

Non, car en fait le flux de précipitation ne représente au mieux que 10% du flux d’humidité contenu dans la masse d’air, et donc l’ensemencement ne risque de priver d’eau les zones environnantes que de (10%x10%) = 1%, ce qui est tout à fait négligeable.

L’ensemencement peut il modifier la climatologie des orages ?

Non, l’ensemencement ne déplace pas les orages, ne coupe pas les orages en deux… Le mouvement des nuages est régi par les vents dans l’atmosphère (les vents à 4 km notamment) et l’ensemencement qui intervient localement n’a aucun impact sur ces paramètres.