Evolution des techniques

Depuis le début, il est décidé d’utiliser des générateurs au sol pour ensemencer les nuages en noyaux glaçogènes. La molécule qui apparaît la plus intéressante est l’iodure d’argent (AgI). Même si la concentration de la solution a varié au cours du temps, c’est simplement pour en modifier la qualité (rendement en noyaux glaçogènes) ou pour limiter sa consommation tout en restant aussi efficace.

  • 1952 : générateur à propane avec une solution acétonique à 10% d’AgI.
    Le fonctionnement des générateurs montrera vite ces limites : durée des émissions (pas plus d’1h ou ¼ h toutes les h), consommation importante de propane, …
  • 1953-1958 : générateur à charbon de bois
    Forges brûlant du charbon de bois imprégné d’une solution acétonique à 2% d’AgI. Le système est facile à utiliser mais le rendement en noyaux efficaces est faible.
  • 1959-1962 : générateur à soufflerie mis au point par H.Dessens
    L’appareil expérimenté en 1958 produit 20 fois plus de noyaux efficaces que les anciens appareils. Il consomme une solution acétonique à 20 g d’AgI par litre.
  • 1963 : générateur à vortex Simplification du système puisqu’il n’y a plus de soufflerie ni de four
  • 1968 : Des travaux de Pham Van Dinh permettent de démontrer qu’une diminution de la concentration en AgI n’affecte pas le rendement en noyaux efficaces dans les générateurs à vortex. La concentration de la solution en AgI passe de 17 à 11.3 g/l
  • 1996 : Un additif est ajouté à la solution afin de relever le seuil d’efficacité des noyaux produits (Production plus rapide de noyaux efficaces dès -5°C).
    En 2004, la composition évolue légèrement pour s’adapter aux conditions de stockages lors d’été très chaud.
  • 2001 : Nouvelle cheminée de combustion permettant une combustion en vortex plus stable.