Résumé des recherches

Plusieurs scientifiques de l’Université de Clermont, Toulouse, et León ont régulièrement collaboré au projet de l’ANELFA. Leurs résultats de recherche ont été publiés dans le rapport annuel de campagne de l’ANELFA (1952-2008), mais aussi pour la plupart dans des revues internationnales.

Voici une liste non exhaustive des publications dans le domaine de la physique des nuages et de la modification du temps directement liées au projet :

  • Mise au point d’une chambre à nuage pour la mesure des noyaux glaçogènes naturels et artificiels. → (Soulage 1953)
  • Nouvelle hypothèse sur la corrélation entre les orages violents et les forts vents en altitude. → (H. Dessens 1960)
  • Aspects thermodynamiques de la production de noyaux glaçogènes lors de la combustion d’iodure d’argent. Mise au point d’un nouveau générateur à acétone. → (H. Dessens 1961)
  • Mesure de la corrélation entre l’augmentation du nombre de noyaux glaçogènes dans l’atmosphère et la diminution de la grêle. → (Soulage 1958, 1963)
  • Etude de la diffusion des noyaux glaçogènes émis depuis le sol à l’aide d’hélicoptère et d’avion.
    → (Bénech 1968, H. Dessens et al. 1968)
  • Mise au point du générateur à vortex d’iodure d’argent.
    → (J. Dessens 1968)
  • Détection d’une augmentation des précipitations sous le vent dominant d’un générateur au sol d’iodure d’argent.
    → (H. Dessens 1968)
  • Réalisation d’une chaîne de comptage de noyaux glaçogènes artificiels. → (Pham Van Dinh 1969)
  • Utilisation de courbes double-masse pour le contrôle des opérations de modification du temps. → (H. Dessens et al. 1970, J. Dessens 1986b)
  • Mise au point d’un échantillonneur de pluie séquentiel automatique pour l’analyse chimique des précipitations.
    → (Lacaux and J. Dessens 1972, Lacaux and Warburton 1980)
  • Recherche et compte-rendu sur le processus de photo-désactivation des noyaux d’iodure d’argent dans l’atmosphère.
    → (Pham Van Dinh 1976)
  • Détection d’une augmentation moyenne des précipitations dans la partie centrale d’une zone couverte par un réseau dense de générateurs. → (J. Dessens 1985)
  • Caractérisation des conditions environnementales favorables aux fortes convections. → (J. Dessens 1986a, Sanchez et al., 2000)
  • Détermination de la distribution dimensionnelle des grêlons à l’aide de grêlimètres dans le Sud-Ouest de la France.
    → (J. Dessens and Fraile 1994)
  • Utilisation des données d’assurance pour montrer la corrélation entre la température minimum moyenne et les situations convectives sévères en France. Hypothèse d’une augmentation future des orages violents en relation avec l’augmentation globale des températures. → (J. Dessens 1995)
  • Evaluation physique à l’aide des données de grêlimètres des opérations de prévention de la grêle menées par l’ANELFA. → (J. Dessens, 1998 ; J. Dessens et al. 2003)
  • Vue d’ensemble de l’impact écologique des ensemencements en iodure d’argent. → (Sanchez et al. 1999)
  • Détection à l’aide des données de grêlimètres d’une variabilité de la grêle selon les jours de la semaine dans le Sud-Ouest de la France. → (J. Dessens et al. 2001)
  • Développement d’une climatologie de la grêle en France et proposition pour une échelle d’intensité de la grêle.
    → (Berthet et al 2004)
  • Utilisation de la distribution dimensionnelle des grêlons pour des études radar et pour des simulations numériques.
    → (Ferral et al. 2003) et (Wobrock et al. 2003)
  • Etude des trajectoires des noyaux émis depuis le sol à l’aide d’outil de modélisation numérique à mesoéchelle. → Rapport de travail de F.Lascaux, 2006

Ce résumé chronologique montre l’interaction continue entre la recherche et les améliorations apportées au programme de l’ANELFA. Le programme opérationnel a continuellement généré de nouveaux sujets de recherche, et en retour, les résultats ont été appliqués aux opérations d’ensemencement.

Pour donner un exemple qui ne fait pas partie de la liste précédemment citée, ce projet a stimulé les interactions entre la prévision de la grêle et la prévention. La collaboration avec le service national de prévision (Météo-France) fait l’objet d’une convention signée entre les deux organismes depuis 1970. Il est demandé à Météo-France de faire une prévision de la grêle à 4 heures d’échéance et l’ANELFA fait part des relevés grêlimétriques enregistrés dans son réseau. Cette collaboration a permis de nouveaux développements dans la prévision de la grêle.